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Cybersécurité2026-06-24 · 4 min de lecture · KLE Formations

Cybersécurité : 25 000 postes à pourvoir d'ici 2028

Professionnelle de la cybersécurité dans un centre opérationnel de sécurité

La pénurie de talents s'accentue, et le rapport de force a changé de camp. Voici pourquoi la reconversion vers la cybersécurité n'a jamais été aussi porteuse — à condition de viser des compétences réellement opérationnelles.

Un secteur en tension, des chiffres qui parlent

La cybersécurité est l'un des rares domaines où c'est aujourd'hui le candidat qui mène la danse. Les projections de l'OPIIEC (l'observatoire paritaire des métiers du numérique), menées avec l'Opco Atlas, donnent le ton : la filière comptait environ 45 000 emplois en France en 2024, et pourrait atteindre 70 000 d'ici 2028, portée par une croissance supérieure à 10 % par an. Concrètement, cela représente 25 000 nouveaux postes à pourvoir sur la période.

Le décalage entre les besoins et les talents disponibles n'a rien d'un effet d'annonce. D'après l'Observatoire des métiers 2025 de l'ANSSI, le nombre d'offres d'emploi en cybersécurité a bondi de 49 % entre 2019 et 2024. Et malgré cet appel d'air, le gouvernement faisait état d'environ 15 000 postes non pourvus en France en 2025. La demande progresse plus vite que l'offre de profils qualifiés : c'est la définition même d'une pénurie structurelle.

Pourquoi maintenant ?

Plusieurs forces de fond alimentent cette dynamique :

  • La menace explose. Les cyberattaques contre les organisations françaises continuent de progresser d'année en année, touchant aussi bien les grandes entreprises que les PME et le secteur public.
  • La réglementation accélère tout. La directive européenne NIS2 (en cours de transposition) va soumettre des milliers d'organisations supplémentaires à des obligations de cybersécurité, et le règlement DORA impose déjà des exigences de résilience au secteur financier. Résultat : les besoins en profils sécurité grimpent mécaniquement.
  • Les salaires suivent. Selon le baromètre Robert Half 2025, les rémunérations dans la cybersécurité dépassent en moyenne de 20 % celles de l'informatique généraliste.

Un secteur largement ouvert aux reconversions

C'est sans doute le point le plus encourageant si vous envisagez un changement de cap : la cybersécurité n'est pas réservée aux diplômés spécialisés. D'après l'Observatoire ANSSI 2025, seuls 33 % des professionnels en poste détiennent un diplôme spécifiquement orienté cybersécurité. La discipline recrute massivement des profils venus de l'informatique généraliste, des réseaux, parfois même d'autres horizons.

Autre signal fort : moins d'une offre sur deux exige réellement un Bac+5. Le secteur s'est diversifié et ouvre désormais des portes à des parcours variés — du technicien à l'ingénieur. Pour les personnes en reconversion, c'est une fenêtre rare : un marché qui manque de bras, valorise l'expérience de terrain et regarde les compétences avant les diplômes.

La nuance qui change tout : viser l'opérationnel

Soyons honnêtes : « pénurie » ne veut pas dire « emploi garanti pour tout le monde ». Sur le terrain, certaines offres restent ouvertes des mois — non par manque absolu de candidats, mais parce que les entreprises cherchent des profils immédiatement opérationnels, capables de produire dès les premières semaines.

C'est exactement là que se joue la réussite d'une reconversion. Une formation qui se contente d'empiler de la théorie ne suffit plus. Ce qui fait la différence, ce sont les mises en pratique réelles : labs, scénarios d'attaque et de défense, durcissement de systèmes, supervision, réponse à incident. Bref, des réflexes professionnels, pas une simple ligne de plus sur un CV.

Comment se lancer

Bonne nouvelle : se reconvertir vers la cybersécurité ne signifie pas repartir de zéro ni s'endetter. Plusieurs dispositifs permettent de financer un parcours intensif — CPF, France Travail, OPCO, Transitions Pro — et, via une POEI, certains profils accèdent à une formation avec 0 € de reste à charge, tout en conservant une rémunération.

Chez KLE Formations, notre parcours de reconversion en cybersécurité est conçu dans cette logique : 70 % de pratique, des compétences alignées sur les besoins réels des recruteurs, et un accompagnement jusqu'à un projet professionnel présenté devant un jury. L'objectif n'est pas seulement de vous former : c'est de vous rendre opérationnel·le.

Le marché vous attend. La vraie question n'est plus « est-ce que ça recrute ? », mais « êtes-vous prêt·e à saisir l'opportunité ? ».


Sources : OPIIEC × Opco Atlas (projections emploi cybersécurité 2024-2028) ; Observatoire des métiers 2025 de l'ANSSI ; données gouvernementales sur les postes non pourvus ; baromètre Robert Half 2025. Chiffres à jour à la mi-2026, susceptibles d'évoluer.